Le baudet du Poitou
De l’époque
gauloise, la passion d'éleveurs a permis de sauvegarder une race vouée
à l'oubli. Vers 1980, il ne restait plus en effet qu'une soixantaine
de baudets poitevins alors qu'à l'horizon 2000 plus de 200 sujets étaient
répertoriés en Europe.
Par les actions de différents organismes ( Parc naturel régional
du Marais poitevin avec les Haras nationaux, en association avec le Syndicat
des éleveurs et l'Association pour la sauvegarde du baudet du Poitou,
l'Asinerie Nationale, sise à Dampierre sur Boutonne (17)), ces sympathiques
ânes peuvent encore témoigner par leur existence autre que dans
des livres. Avec son bon caractère, le baudet du Poitou est un animal
tranquille.
Pourtant, c'est plutôt ses qualités d'excellent reproducteur
qui le font rechercher. En effet, c'est grâce au baudet qu'est assurée
la production des mules poitevines, réputées pour leur puissance
en attelage.
PROFIL : bien charpenté et de grande taille, 1,40 m à 1,55 m
pour le mâle pour un poids variant de 250 à 430 kg, le baudet
arbore une épaisse fourrure dotée de mèches longues au
poil dru. Bai brun ou "châtaigne", la robe peut aussi varier
d'une couleur proche de la fougère sèche à un bai brun
très foncé. La répartition de la couleur a également
son importance. Le museau, le nez et le tour des yeux s'agrémentent
d'une douce couleur blanche argenté tandis que le dessous du ventre
et l'intérieur des cuisses arborent un gris bien clair.
Le grand noir du Berry
Depuis
plusieurs siècles, les ânes sont très présents
dans cette région de bocages du Berry. Tràs prisés par
leur faible coût, ils étaient indispensables aux paysans berrichons
afin de les utiliser pour le trait pour le travail des champs et des vignes,
puis pour la batellerie comme pour les forges, pour la traction de petites
carrioles ainsi que pour les transports vers le marché local ou le
débardage. Pour ces rudes tâches, agricoles ou non, des animaux
grands, forts en restant vifs, dociles et courageux étaient nécessaires.
Au fil du temps, la sélection s'est donc opérée pour
que le grand noir du Berry soit parfaitement bien adaptée à
ces fonctions. D'autant que ces ânes ont rapidement remplacé
les hommes pour tracter les péniches sur le canal du Berry.
C'est au sud du Berry, à Lignières, qu'une association, soucieuse
de conserver les traditions populaires dans le Berry, s'est inquiétée
de la disparition des ânes dans la région. En mobilisant éleveurs
et marchands, elle organise alors, en 1986, la première foire aux ânes
et aux mules de Lignières. C'est également à cette époque
que ces mêmes passionnés se réunissent pour mettre au
point le standard de l'âne berrichon, en se basant sur les nombreuses
archives et cartes postales rassemblées dans la région. Mais
ce n'est qu'en 1993 que les Haras nationaux peaufinent, avec l'association
française de l'âne grand noir du Berry, le règlement du
Stud-Book et l'inscription à titre
initial ; la race sera en suite reconnue en 1994.
Depuis, le grand noir du Berry fait la joie de nombre de randonneurs pour
lesquels il transporte les bagages ; il est également attelé
pour les balades et est utilisé pour la production de mules.
Profil : d'une robe unie ; noir à bai brun foncé ; dépourvue
de bande cruciale, de raie de mulet et de zébrures. Le grand noir du
Berry affiche une taille de 1,35 m à 1,45 m pour le mâle, et
pas moins de 1,30 m pour la femelle, avec un poil court, voire ras, en été.
Le ventre, l'aine et l'intérieur des cuisses sont gris blanc ; la tête
rectiligne, avec le bout du nez gris blanc et parfois le chanfrein, quelques
fois cerné de roux.
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